Atelier 1 - Comment élargir le cercle des habitants contribuant à la décision publique ?

Les habitants qui contribuent à la décision publique sont une minorité. Elargir le cercle de la participation aux habitants des milieux populaires est le principal défi d'une véritable démocratie participative. Arriver à capter les jeunes dans une démarche citoyenne en est un second. L'ouverture aux habitants doit être une préoccupation permanente.

Pour favoriser la participation des simples citoyens, il semble nécessaire de créer une relation de confiance, notamment par des réalisations concrètes montrant l'écoute et la prise en compte des avis par les décideurs. La transparence de l'action et donc la communication, systématiquement, sous des formes variées et accessibles sont donc des facteurs de réussite de cette confiance.

Il s'agit d'être accessible dans le message et le support et de développer un véritable langage commun, une véritable culture commune, dans un apprentissage mutuel des autres, élus, services, habitants. Des formes plus conviviales de rencontre que les réunions classiques des instances participatives sont certainement des outils à développer. A ce titre, la fête de quartier, telle qu'elle a pu se mettre en place à Devant-lès-ponts est une expérience très intéressante. De la même manière, des espaces favorisant la rencontre sont à imaginer, à mettre en place.

Elle illustre également l'importance, la nécessité d'aller sur le terrain des divers groupes que l'on souhaite associer, des diverses populations concernées. Il s'agit d'aller à la rencontre de l'autre, dans son environnement, dans une démarche de « missionnaire » de la participation et de la citoyenneté.

Pour cela, il convient de s'appuyer sur des relais existants ou de les créer, car, au-delà du premier contact, un travail de médiation doit se mettre en place. C'est le rôle des associations présentes dans les quartiers. C'est une redéfinition des métiers de l'aménagement et de l'urbanisme au sein des collectivités. L'exemple du club de foot de la Grange-aux-bois ou des difficultés de capter les jeunes des Hauts-de-Vallières illustrent ce besoin.

Ils soulignent aussi l'importance d'être prêt pour pouvoir saisir les opportunités ou leur donner de la résonance. Le Comité de Quartier de Vallières avait un projet et une réflexion pour les jeunes, ce qui a permis lors d'une réunion de créer le contact. Il est également nécessaire de remettre l'ouvrage sur le métier et de retourner vers des personnes intéressées mais qui pourraient se décourager.

Mais la réussite se mesure sur la durée. Le facteur temps est une dimension importante. Pour que la confiance s'installe, pour que les mentalités évoluent, pour construire un langage commun, tant du haut vers le bas que du bas vers le haut.

Il s'agit pour les instances participatives comme pour la municipalité de travailler en profondeur, sur la durée et de provoquer et de saisir les opportunités d'associer de nouvelles populations, de nouvelles bonnes volontés.

Pour rester dans une note bucolique inspirée du printemps, il faut labourer le terrain en profondeur et semer à tout vent.

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