Atelier 2 - Comment passer du constat / diagnostic à l'action ?

Comment dépasser le simple diagnostic et faire des propositions ? Comment les habitants participent-ils et quelle est la place respective des différents acteurs de la vie locale ? Comment parvenir à un véritable projet participatif co-construit ?

L'objectif des instances participatives est de dépasser la simple doléance, il est aujourd'hui nécessaire d'analyser les doléances, de les synthétiser et d'envisager des projets pour pallier aux problèmes rencontrés par les habitants.

Pour d'autres instances comme les Comités de Quartier il semble encore difficile d'atteindre une démarche de projet, est-ce bien leur rôle ? Beaucoup de débats de ce type « polluent » encore la réalisation concrète d'actions.

La synthétisation des doléances amènera aux fondations du diagnostic. Diagnostic qui se doit d'être partagé entre toutes les parties prenantes au futur projet. Le partage des expertises (techniques, d'usages), des expériences, des différentes formes d'intelligence sont les clés de la réussite. Il faut croiser tous les diagnostics.

Pour atteindre cette co-construction les experts doivent faire preuve de pédagogie auprès des habitants en utilisant un langage commun. Le langage administratif et technique ne permet pas cela, un effort doit être réalisé pour que les habitants soient force de proposition aux projets.
Les membres du Comité de Quartier du Centre-Ville ont en effet proposé la réalisation d'un évènement festif, ils attendent de la Ville de Metz un soutien au projet, mais ne souhaitent pas que ce soit la Mairie qui porte le projet et en tire les récompenses.

D'autre part, l'information et la communication sont la base du travail en commun entre les divers acteurs. Toutefois les instances participatives ne doivent pas être des filtres de l'information, il faut plusieurs circuits d'information. Les services municipaux doivent accompagner les habitants dès le début des projets et les aider dans la méthodologie de construction : un plan d'action détaillé suivant une programmation.

Les interlocuteurs des instances ont un rôle important à jouer : médiation, respect mutuel avec les habitants, conseil dans les méthodes de travail et le montage de projet, accompagnement régulier, etc.

Les élus tiennent une place de premier ordre, ils doivent être présents à chaque étape du projet. Les instances ne doivent pas aller trop loin dans une démarche qui ne serait pas acceptée par les élus et qui risquerait de frustrer les bénévoles.
Les élus gardent toutefois le pouvoir de décision, mais ils peuvent avoir la sensation de perdre un peu de leur pouvoir. Les élus ont donc une prise de risque.

Pour s'investir davantage dans le montage de projet, les habitants souhaitent des réponses concrètes et rapides à leurs demandes, s'ils ne voient pas de résultats ils se décourageront rapidement, d'autant plus que le travail réalisé est du travail bénévole. Il faut aussi rappeler que les temps administratifs et techniques ne s'accordent pas aux temps des habitants, une prise de conscience doit s'opérer en ce sens. Les habitants doivent prôner l'usage de cycles plus longs et plus progressifs pour passer au processus d'action. Ces temps progressifs sont également essentiels pour que les habitants intègrent et acceptent le changement de vision de leur quartier.

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