Au secours des plus démunis

14 décembre 2010

Photo de l'équipe de Communication du Secours Catholique : Marie-Joelle Picquenard, Christiane Roudière et Pierre Baude

Chômeurs, étrangers sans ressources, mais aussi salariés : près de 1,5 million de personnes ont eu recours à l'aide du Secours Catholique en 2009. Le rapport annuel de l'association, publié en novembre dernier, dresse le portrait d'une France fragilisée par la crise. Les bénévoles de la délégation de Metz nous ont ouvert leurs portes pour nous expliquer leur action.

En France, le nombre de situations de pauvreté a augmenté de 2,1% en un an. La part des familles avec enfants reste majoritaire par rapport aux personnes seules et aux couples sans enfants : la perte d'un emploi ou le chômage partiel ont mis en difficulté les foyers qui jusque-là s'en sortaient à peu près seuls.

Bien accueillir

Cette année, les « ressources des plus démunis » sont au coeur de la collecte 2010 du Secours Catholique. Grâce aux dons recueillis à cette occasion, l'Association apporte une aide directe ou indirecte, morale aussi bien que matérielle aux personnes qui n'ont tout simplement pas les moyens financiers de s'en sortir. Un accueil ouvert tous les après-midi de 14h à 16h30 permet aux personnes dans le besoin d'établir un premier contact avec les bénévoles. « Nous les écoutons, les orientons vers des assistantes sociales et les aidons en les dépannant ponctuellement dans la très grande urgence. C'est souvent en fin de mois que les personnes viennent nous voir », souligne Isabelle Macmillan, animatrice pour le territoire de Metz. Les aides peuvent prendre la forme de chèques-services, accordés selon la situation des personnes et l'avis des assistantes sociales. Le Secours Catholique travaille à ce titre en lien étroit avec le CCAS de Metz et des associations locales, en commission pluripartenariale.

Rompre l'isolement

Le Secours Catholique apporte également une aide en accompagnant les familles en situation précaire après la perte d'un emploi ou simplement parce que l'emploi ne suffit pas. Des ateliers « cuisine »,
« couture » et « coiffure » sont proposés pour apprendre à gérer un petit budget, se perfectionner ou développer une meilleure image de soi.

Pour rompre l'isolement, l'association met en place des visites à domicile de personnes seules, des groupes conviviaux de discussion pour tisser des liens et des sorties ou des vacances pour les enfants et les familles.

Un accueil de jour, situé 9 rue de la Glacière, est ouvert aux hommes de plus de 25 ans qui souhaitent reprendre des forces tant physiques que morales. Un moment de répit pour les sans domiciles fixe en cette période de grand froid.

Thèmes