Des promoteurs locaux pour Bon-Secours

19 octobre 2015

Thèmes : Urbanisme, Quartier Nouvelle Ville, Travaux, Habitat/logement , Economie


Associée au groupe Rizzon et à Logiest, la société Habiter va acquérir les droits à construire du projet urbain de Bon-Secours. 400 logements seront construits en lieu et place de l’ancien hôpital, bientôt démoli.

 

Une affaire rondement menée. Alors que le projet urbain proposé par Atelier Lion associés, caractérisé par l’audacieuse diagonale piétonne reliant la place de Maud’Huy à la place Philippe-de-Vigneulles, a été retenu en février 2014, et tandis que les opérations de désamiantage se poursuivent sur le site avant l’entrée en action des engins de démolition, les promoteurs sélectionnés par la Ville de Metz pour porter ce projet viennent d’être désignés. Il s’agit de la société Habiter, associée au groupe Rizzon et au bailleur social Logiest. « Nous formons un groupement local au savoir-faire reconnu, décrit Stéphane Noël, pour la société Habiter. Bon-Secours, c’est un diamant brut à travailler. Au cours de sa carrière, un promoteur a rarement la chance d’œuvrer à la réussite d’un tel projet. Pour ma part, il s’agit incontestablement du plus bel endroit où il m’aura été donné de construire en 20 ans ! »

En plus d’une surface de plancher de 32 000 mètres carrés, soit environ 400 logements, l’acquisition des droits, pour 12,5 millions d’euros, comprend un complément de 85 places de parking dans le parc souterrain Maud’Huy, peu utilisé depuis le départ du centre hospitalier de Bon-Secours vers Mercy. « C’est le juste prix par rapport à l’emplacement du lieu, qui répond à toutes les attentes de quelqu’un aspirant à vivre en ville », ajoute Stéphane Noël. François Zieger, directeur du groupe Rizzon, rappelle pour sa part que « l’inspiration commande le métier » ; elle s’empare aussi de son propos : « A Bon-Secours, promet-il, nous allons continuer à opérer la beauté à cœur battant. » Yann Chevalier (Logiest) souligne quant à lui « notre capacité à répondre face à de grands groupes nationaux », notamment « parce que la Ville de Metz a cette capacité déjà vérifiée avec d’autres projets comme les coteaux de la Seille et la Manufacture des tabacs à faire travailler tous les acteurs ensemble. » Les promoteurs messins se sont associés à des architectes du cru, qui travailleront sous la coordination d’Atelier Lion associés, dont Michel Klein et Gérard Hypolite, ainsi que le Luxembourgeois François Valentiny.

Rappelant « l’efficacité » avec laquelle ce projet est mené, comme auparavant celui de la maternité Sainte-Croix devenue en un temps record la résidence Morlanne, alors que le traitement des friches hospitalières a parfois pris plus de dix ans dans d’autres villes, Dominique Gros délivre une information : le bâtiment historique, à l’angle des rues Verlaine et de Verdun, est placé par la Ville de Metz au rang de ses réserves foncières. « A proximité, il existe une école maternelle peu accessible et sans cantine, ainsi qu’une école élémentaire très courue équipée d’une cantine en sous-sol. Dans la partie basse du bâtiment historique, nous envisageons une salle de réunion car le quartier en manque, et un équipement du type de celui que nous venons d’inaugurer à la Corchade, réunissant restaurant scolaire et activités périscolaires », révèle le maire de Metz.

Premier adjoint au maire, chargé de l’urbanisme, Richard Lioger précise pour sa part l’une des caractéristiques de l’engagement pris par le groupement de promoteurs locaux : « Sans condition suspensive de commercialisation. C’est dire, insiste-t-il, s’ils croient en ce projet. » Autre particularité : « Les nouvelles constructions démarreront le jour même de la fin de la démolition ». « Ce projet, résume Richard Lioger, respecte l’esprit du quartier, les finances de la ville, le calendrier et les engagements. »

 

Le projet immobilier

Le calendrier

Publié par : Ville de Metz

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