Livres : du Graoully à Bissière

6 mai 2016

Thèmes : Culture, Evénements, Tourisme, Patrimoine


Petite sélection parmi des livres récents ayant pour décor Metz d'hier ou Metz d'aujourd'hui. Rendez-vous chez vos libraires préférés !

 

Sur les traces du Graoully

Messine, Isabelle Haury s’évade de son travail d’assistante commerciale par l’écriture. Des histoires de zombies publiées à compte d’auteur et, désormais, un roman-jeunesse où un monstre occupe évidemment une place centrale : le Graoully. Le détective Delange, héros récurrent de la collection Detectivarium aux éditions du Bout de la rue, est dépêché à Metz pour enquêter sur la disparition d’un archéologue. L’histoire se prolonge sur le site detectivarium.fr avec des compléments pédagogiques : c’est Metz racontée aux enfants. Mais d’abord, rendez-vous dans les librairies messines pour se procurer ce sympathique polar pour adolescents, au suspense haletant, qui les entraîne sur des terrains familiers.

 

Mademoiselle de Jessincourt

L’une des vocations des éditions des Paraiges, maison messine ayant récemment fêté ses 5 années d’existence, consiste à remettre au goût du jour des romans injustement oubliés. Exemple édifiant avec Mademoiselle de Jessincourt, le roman lorrain de Louis Bertrand, paru en 1911, comme il y a quelques années déjà avec le Colette Baudoche de Maurice Barrès, auquel Louis Bertrand avait justement succédé à l’Académie française !

Si, à travers l’existence malheureuse de l’héroïne, l’histoire décrit le petit monde d’une sous-préfecture nommée Amermont (en fait, il s’agit de Briey, la ville de l’écrivain) avant le désastre de 1870, Louis Bertrand nous plonge aussi de son écriture balzacienne dans les rues de « la grande ville de Metz », qui brille des ors du Second Empire. « Les roues de la diligence rebondissaient sur le pavé de la rue de Paris. On franchit le pont des Morts et ce fut l’éblouissement de la Moselle royalement étalée, les berges du Saulcy, le rempart Belle-Isle (…). En ces années-là, le culte des Messins pour l’armée était fanatique. » Une plongée fascinante dans la société messine et briotine du 19e siècle. Une lecture passionnante.

 

Metz, hier & aujourd’hui

Selon un procédé éditorial éprouvé, la collection Hier & aujourd’hui des éditions Wartberg confronte passé et présent en mettant en regard une image ancienne tirée des archives et une photo actuelle du même endroit. Ce va-et-vient décrit par des textes de Jean-Claude Berrar réserve comme toujours son lot de surprises et rappelle combien l’histoire a imprimé sa trace dans le paysage urbain de Metz.

 

Metz vue du ciel

La collection « Les plus belles villes vues du ciel » des éditions Carré Blanc semblerait incomplète si Metz ne figurait pas à son catalogue ! Une nouvelle édition de l’ouvrage vient de paraître : après le Tchèque Zvardon, c’est cette fois l’artiste-photographe italien Antonio Attini qui a survolé la ville pour en saisir de superbes clichés. « Cette balade à vol d’oiseau ressemble à un voyage à travers les époques, tant l’angle de vue proposé ici souligne avec éclat la richesse du patrimoine messin », écrit le maire, Dominique Gros, dans la préface.

Quarante d’entre eux composent ce bel album, dont douze au format panoramique. Au total, soixante pages agrémentées de textes descriptifs en trois langues (français, allemand, anglais) qui proposent une manière originale de raconter l’histoire messine. Antonio Attini est un expert du genre : depuis le ciel, il a immortalisé les paysages et les villes du monde entier, notamment New-York, San Francisco, Londres, Venise ou Rome, proposant également ses reportages à des revues de renom comme Géo ou National Géographic.

Feuilletez, sur le site de l'éditeur, quelques pages de Metz vue du ciel !

Les vitraux de Bissière

Souvent, les amateurs d’art entrent à la cathédrale pour admirer les vitraux de Villon et Chagall, passant rapidement devant deux autres qui se font face : l’un, bleu, dans le tympan nord ; l’autre, rouge, dans le tympan sud. Il suffit alors de s’arrêter pour que l’allure discrète de ces deux œuvres non figuratives laisse place à l’admiration : ces deux verrières sont l’œuvre de Roger Bissière (1886-1964), peintre de la nouvelle Ecole de Paris dont plusieurs tableaux avaient déjà magnifié l’exposition Regard il y a deux ans à la Cour d’or. Après « les » Cocteau de Saint-Maximin et après « les Villon » de la cathédrale, Christian Schmitt raconte dans un bel ouvrage fort documenté et joliment illustré, l’histoire de ces premiers vitraux non figuratifs posés dans une cathédrale (c’était en 1960).

Publié par : Ville de Metz

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