Dimanche 25 avril : Journée nationale du Souvenir

25 avril 2021

Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Une cérémonie s'est tenue ce dimanche matin au Fort de Queuleu en présence de Monsieur le Maire François GROSDIDIER. Après l'accueil et le rassemblement, les autorités ont fait face à la plaque à la mémoire des déportés et se sont recueillies.

Un message national des déportés a ensuite été lu (voir ci-dessous) par un jeune de l’association du Fort de Queuleu parrainé par le représentant de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes, avant un dépôt de gerbes par les autorités présentes.

Après la sonnerie aux morts, la minute de silence, le refrain de l’hymne national, le Chant des Marais et les remerciements aux porte-drapeaux, le Président de la FNDIRP, est descendu dans la crypte. Pendant ce temps, les porte-drapeaux et les associations patriotiques se sont rendus à la Casemate « A » où, après un discours du Président de l’association du fort de Metz-Queuleu, une lecture du nom des 36 personnes décédées dans la casemate « A » a eu lieu avec un dépôt de gerbe.

 

Message lu pour cette Journée nationale du souvenir :

"76 ans après le retour des derniers déportés libérés, le souvenir de la déportation demeure dans notre mémoire collective et ne doit pas s’effacer.

Ce que furent les camps d’extermination et de concentration nazis et l’horreur vécue par les millions d’êtres humains qui en furent victimes, n’est pas une simple page documentaire de l’histoire du XXe siècle. L’humanité y a été atteinte dans ce qu’elle a de plus sacré.

Des êtres humains étaient catégorisés en surhommes et sous-hommes, leurs vies jugées « dignes ou indignes d’être vécues » sur décision d’un État qui avait érigé en programme politique sa conception raciste et eugéniste du monde et l’a portée à son paroxysme dans l’univers concentrationnaire.

Des hommes, des femmes et des enfants ont été envoyés dans des centres d’extermination ou dans des camps de mort lente, par un système qui niait leur appartenance à l’espèce humaine et s’employait à leur faire perdre conscience de leur propre humanité.

Pourtant, dans les pires circonstances, beaucoup ont su résister à la terreur et à la déshumanisation par la force de l’esprit et la solidarité. Leur engagement et leur combat sont un exemple à suivre.

Il nous faut aujourd’hui encore résister à de nouvelles formes de fanatisme et de barbarie qui entendent promouvoir une vision raciste de l’humanité et détruire la liberté et la démocratie par la terreur.

De nouvelles menaces nous rappellent la communauté de destin qui unit l’humanité au-delà des différences culturelles, ethniques ou religieuses et des antagonismes idéologiques, politiques ou économiques.

Face à ces périls, l’espoir réside dans l’engagement de tous et en particulier des jeunes générations, à l’exemple des déportés, au service de la liberté et vers des formes nouvelles de résistance et de solidarité.

À tous les déportés, victimes des génocides ou de la répression, nous rendons aujourd’hui un hommage solennel, et nous saluons respectueusement leur mémoire".

Ce message a été rédigé conjointement par

  • La Fédération Nationale des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP),
  • La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis,
  • L’Union Nationale des Associations de Déportés Internés de la Résistance et Familles (UNADIF-FNDIR).

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